Japons

La barrière de la langue japonaise est tombée en 2017: L’année où est tombée la barrière de la langue, celle qui dissuadait encore de nombreux  touristes français de se rendre au Japon, c'est 2017.

La Malle de Bois : c'est le nom ( en français) du train qui a été inauguré au printemps 2016 pour accompagner le festival triennal de Setouchi d'art contemporain.

Un Green Class sinon rien : Pendant la haute saison touristique, achetez un JRail Pass « Green Class » et voyagez librement autour de Tokyo.

Mon nom est Ben, Eki-Ben : La culture japonaise est vivante et pour l'apprécier suivons Monsieur Nakamura, un voyageur salaryman sur le point de prendre le train et imitons-le.

Le fond de l’air est rouge : Chaque année le Japon, du Nord au Sud, se couvre de paysages d’érables rougeoyants.

Un chrétien peut en cacher un autre : Le christianisme au Japon a connu une histoire qui mérite d'être racontée.

Lieux de tournage : Entrez dans les lieux de tournages de vos films préférés

Ce soir on improvise ...Pas : Les japonais considèrent généralement qu'un "bon" touriste doit planifier son voyage et réserver ses hébergements à l'avance.

 

 

 

La barrière de la langue japonaise est tombée en 2017.

speaker_ili

La barrière de la langue japonaise vient de tomber, celle qui dissuadait encore de nombreux  touristes français de se rendre au Japon. En arrivant aux aéroports de Tokyo ou à celui d’Osaka vous pouvez désormais louer un petit gadget qui ressemble à un simple microphone  et qui se porte autour du cou. Aux comptoirs " global wifi",  il coûte 500 yens par jour (4 euros). Son fonctionnement est simple et l’appareil n’a pas besoin d’être connecté à un réseau, il est autonome. La version français / japonais n’est pas encore disponible mais vous pouvez utiliser la version anglais / japonais. Vous souhaitez demander quelque chose à votre interlocuteur japonais ? Vous posez votre question en parlant en face du micro, vous le tendez  à la personne et votre micro répète ce que vous venez de dire en japonais avec une voix amusante.  L’effet est garanti. Votre interlocuteur est surpris, amusé et il vous répond. Mais s’il vous parle en japonais, vous ne comprendrez pas la réponse. C’est pourquoi il faut lui poser une question fermée qui appelle par exemple une réponse par oui  (haï) ou par non (iiè), une direction à emprunter, un plat à choisir au restaurant etc… Bon à savoir : ne prenez pas l’assurance qui coûte 300 yens par jour car, en pratique, il est impossible de la faire jouer en cas de perte ou de vol. A noter que le fait de ne pas restituer l’appareil vous coûterait 40 000 yens (300 euros).

 

La malle de bois

La Malle de Bois: un train au "look rétro" qui relie Okayama à Uno en une heure de temps

 

la malle de bois

Le franponais c'est l'art que pratiquent les japonais d'utiliser des mots français ( ou à peu près ) pour ajouter une  touche de classe supplémentaire à un magasin, un restaurant ou ... un train.

La "Malle de Bois", c'est le nom du train qui a été inauguré au printemps 2016 pour accompagner le festival triennal de Setouchi d'art contemporain.

Si ce nom relève bien du franponais en revanche le train lui-même n'a rien à voir avec l'art contemporain.

C'est du terminus de la ligne : le port d'Uno, qu'on rejoint directement l'île de Naoshima où est implanté le Benesse Museum.

Pendant la triennale d'art contemporain ( du 8 Octobre 2016 au 8 Novembre 2016 ) le train accomplira un aller / retour par jour sauf le mercredi.

Après cet événement, il sera en service le week end et les jours fériés.

Départ de Okayama à 10 heures  et départ de Uno à 15 heures

La finition de l'aménagement intérieur est de grande qualité avec un parquet en bois de cerisier, un grand espace est prévu pour les vélos, etc...

malle en bois, velo, jrpassmalle en bois, jrpass

La cerise sur le gâteau c'est que les annonces à l'intérieur du train sont faites en français, peut-être même en franponais, qui d'ordinaire s'écrit mais ne se parle pas.

Le Japan Rail Pass green classe donne accès à ce train sans supplément.

Le Japan Rail Class ordinaire donne droit à une réduction sur le montant du billet.

Dans les 2 cas la réservation est obligatoire. 

 

 

Un Green Class sinon rien
Pendant la haute saison touristique, achetez un Japan Rail Pass « Green Class » et voyagez librement selon un circuit en étoile autour de Tokyo.

Vous voulez éviter de subir la foule dans les transports et les difficultés de réservation ?
Vous avez peur qu’un séjour itinérant vous fatigue avec ses changements de lieux, ses pertes de repères, ses efforts physiques répétés ?
Vous voulez voyager léger et ne pas traîner en permanence derrière vous une grosse valise qu’il faudra penser à mettre en lieu sûr dès votre arrivée dans une nouvelle ville-étape ?
Vous souhaitez vous affranchir des plannings chargés que vous vous imposez toute l’année.

Vous préférez vous laisser guider en fonction de vos envies, de la météo et de votre forme physique du moment ?
Vous ne dépenserez pas un euro supplémentaire pour profiter de ces petits luxes.

Procurez-vous un Japan Rail Pass 7 jours version Green Class. Ainsi vous aurez toujours une place dans le train et vous bénéficierez du grand confort des wagons « green »: des sièges plus grands et plus inclinables, seulement deux personnes par rangée, une atmosphère paisible et un personnel aux petits soins. 

Ce matin, vous avez quitté votre petit hôtel du centre de Tokyo et y avez laissé vos bagages en sécurité. Cet hébergement d’excellente réputation est à 5 minutes de la gare JR de Ueno. La patronne parle un peu anglais et comme vous y restez 7 nuits vous avez bénéficié d’un tarif avantageux. Hier soir la météo prévoyait de la pluie sur Tokyo et sa région et du beau temps dans l’Ouest. Vous avez donc décidé de vous rendre à Kanazawa qui se trouve, par le Shinkansen, à 2 heures et demi de Tokyo et vous allez passer la journée  dans cette ville au riche patrimoine historique et culturel.  Le green pass de 7 jours vous a coûté 9770 Yens (72 €)  de plus que le pass ordinaire mais ce léger surcoût est déjà compensé par l’économie que vous réalisez sur l‘hébergement . Celui-ci  vous revient moins cher que l’addition des nuitées que vous auriez dû payer pour accomplir un séjour itinérant. Ce fut simple à réserver et vous n’avez pas été contraint de prendre le petit déjeuner ni le dîner. Ce soir, dans le Shinkansen du retour, en dégustant votre plateau repas à base de crabe des neiges que vous avez payé 1000 Yens (8 €) , vous vous dîtes que demain vous irez bien visiter le temple Zenkoji de Nagano  (à 1H30 de Tokyo) et qu’ensuite vous vous rendrez à Yudanaka où les macaques se baignent dans des sources chaudes. Peut-être les imiterez-vous dans un des nombreux onsens à ciel ouvert de cette station thermale.

C’est « Cool Japan  » comme ils disent.

A moins de 2h45 de Tokyo, donc visitables avec un retour en soirée à Tokyo,  il y a de nombreux lieux intéressants et riche culturellement : Kanazawa (2h30) Nagano (1H30) Matsumoto (2h30) Nikko (1h50) Nagoya (1h45) Kyoto (2H40) Sendai (1H30)  Hiraizumi (2H35)  Morioka (2H15) Hakone-Yumoto  (1H00) Kita-Kamakura (0H50)

 

Eki-Benissez ce repas et ceux qui l'ont préparé
La culture japonaise est vivante et pour l'apprécier pas besoin d'étudier le rituel de la cérémonie du thé pendant 15 ans. Suivons Monsieur Nakamura, un voyageur salaryman sur le point de prendre le train et imitons-le.

Les Japonais sont des gourmets et des gourmands. Le bien-manger est pour eux un art qui se vit au quotidien, y compris sur les chemins de fer. Quel que soit le type de train dans lequel ils voyagent, un Shinkansen à grande vitesse ou un tortillard de montagne, d'alléchants coffrets repas, les ekiben, leur sont proposés. Pour seulement 600 à 1200 yens (5 à 10 €), simplicité et qualité sont au rendez-vous et la fraîcheur est garantie. De plus, l'exotisme culinaire des provinces traversées par le train permet aux voyageurs de s'initier à la richesse de la gastronomie japonaise.

Ce passager au ventre légèrement rebondi sanglé dans un strict costume trois pièces, anonyme au milieu de la foule en gare de Kyoto, vient de ralentir le pas pour s'arrêter devant l'un des nombreux kiosques à l'enseigne "Ekiben". Monsieur Hiroshi Nakamura, c'est son nom, se penche vers la vitrine, hésite, puis pointe le doigt vers un alléchant panier-repas, tout de bambou tressé, dans lequel des mets multicolores sont artistement disposés. Des boules de riz délicatement saupoudrées de sésame y côtoient de fines spécialités de Kyoto à base d'algues vertes, de soja blanc et de légumes marinés jaunes accompagnés d'une grosse crevette rose et d'un petit champignon brun. Ce "Délice de Kyoto", exclusivité de cette gare, lui avait été chaudement recommandé par son supérieur hiérarchique, monsieur Satô.

Trois jours plus tard nous retrouvons Monsieur Nakamura qui est déjà au nord de l'archipel, dans la région du Tôhoku. En gare de Sendai, sur le point de regagner Tokyo, notre ami achète quatre ekiben pour lui et pour les siens. Ceux-ci sont d'un type un peu particulier, en forme de petit chaudrons de plastique noir pourvus chacun d'un petit cordon.
À peine assis dans le train, l'impatient monsieur Nakamura s'empresse de tirer sur l'un des cordons. Alors soudain, miracle de la technologie nippone, le contenu de l'ekiben se met à chauffer à gros bouillons, exhalant l'arôme d'un délicat ragoût de saumon au riz. Le train se lance à toute allure au milieu d'un paysage de buildings, de temples et de pagodes de bois. Bon appétit monsieur Nakamura!

 

Le fond de l’air est rouge

Chaque année le Japon, du Nord au Sud, se couvre de paysages d’érables rougeoyants. Ce spectacle fascinant qui s’étale de fin septembre à la mi-décembre présente l’avantage de pouvoir être admiré en toute tranquillité car il ne suscite pas la même agitation que le hanami du printemps. Peu de gens savent qu’il existe un jardin en plein cœur de Tokyo, où en décembre, fleurissent des cerisiers- les fuyu-zakura- entourés d’érables rouges.

Voici, classés par ordre chronologique d’apparition de ces fameuses feuilles rouges, une sélection de différents sites qui permettent l’observation de ce phénomène appelé koyo ou momiji.

De mi-septembre à mi-octobre à Hokkaido

Daisetsuzan National Park
Le plus grand parc national d’Hokkaido bénéficie de la nature sauvage d'une grande région montagneuse. Lors d'une randonnée en début d'automne vous pourrez apercevoir des cerfs et des ours bruns et Daisetsuzan est toujours le premier site à rougir.  Profitez des sources thermales entourées par les couleurs chaudes de l'automne.

De début octobre à mi-octobre autour de Tokyo

Nikko
La région d’Okunikko  et Yumoto Onsen autour du lac Chuzenji est particulièrement agréable pour les couleurs d'automne en Octobre. Ces couleurs descendent ensuite dans la ville de Nikko. Ce spectacle attire de grandes foules, en particulier les week-end d’ Octobre.

De fin novembre à début décembre autour de Kyoto

Arashiyama
Arashiyama est un district situé à la périphérie de Kyoto. Les montagnes boisées à l'arrière-plan et les arbres autour des temples d’Arashiyama se colorent généralement dans la seconde moitié de Novembre.

De mi-novembre à mi-décembre dans Tokyo

Shinjuku Gyoen Public Park
Sa taille imposante et une grande variété d'arbres font de Shinjuku Gyoen un lieu attrayant pour échapper à la ville et voir certaines couleurs de l'automne. Les meilleurs endroits dans le parc pour voir l'évolution des feuilles sont le jardin japonais et le Momijiyama («Maple Mountain"). C’est également le site le plus facile d’accès pour les amateurs de Fuyu Zakura.

 

Un chrétien peut en cacher un autre

Si on s’en tient aux statistiques sur les pratiques religieuses en cours dans le Japon d’aujourd’hui alors la religion chrétienne est marginale puisque seulement  1% de la population se déclare chrétienne. Toutefois le christianisme au Japon a connu une histoire qui mérite d’être racontée. Après avoir été interdit pendant 3 siècles, il est aujourd’hui présent  dans la société japonaise  sous différentes formes,  parfois émouvantes, étranges et même comiques.

Tout commence avec le missionnaire François Xavier, chargé par le roi du Portugal d’évangéliser ses possessions asiatiques. Après avoir connu un succès en Inde à Goa, il accoste le 15 Août 1549 à Kagoshima dans l’île de Kyushu. Aussitôt il commence à évangéliser le pays en usant du caractère discipliné des japonais, il convertit d’abord les daimyos (gouverneurs de provinces), ce qui entraîne des conversions massives. Le nombre de chrétiens japonais atteint rapidement 300 000. En 1580 la compagnie de Jésus récupère même la propriété du port de Nagasaki. C’est trop pour Hideyoshi Toyotomi qui entreprend d’unifier le pays sous son autorité. Il interdit donc le christianisme en 1587 et chasse les portugais du Japon. Les chrétiens sont alors victimes d’une inquisition aussi cruelle que celle qu’ils mènent à la même époque à Goa. Des milliers d’entre eux entrent dans la clandestinité, masquant le culte chrétien derrière les divinités shinto. La Vierge Marie est honorée sous les traits de la déesse Kannon. Privés de prêtres, les Kakure Kirishitan ("chrétiens cachés") ont gardé un repas commémoratif à base de saké et de viande de baleine en lieu et place du pain et du vin. Lorsque la liberté religieuse revient au Japon en 1873, les Kakure Kirishitan gardent le culte du secret. La moitié environ refuse même de rejoindre officiellement l'Eglise catholique et continue de pratiquer son culte de façon cachée. Les autres, environ 20.000 personnes, sont devenus le noyau de l'actuelle Eglise catholique au Japon.

Pour en savoir plus à propos des « chrétiens cachés » :
http://www.lemonde.fr/voyages-en-asie-pacifique/article/2007/09/21/l-archipel-du-japon-chretien_957964_3552.html
http://www.jacquesmarx.be/pdfs/acde67313f.pdf

En plus des « chrétiens cachés », on trouve dans la société japonaise actuelle de nombreuses traces de christianisme :

- 2/3 des mariages japonais sont des cérémonies « chrétiennes » dont les japonais apprécient la solennité. Ils sont célébrés dans des chapelles souvent situées à l’intérieur de luxueux hôtels. Les faux prêtres qui officient doivent êtres occidentaux, âgés de plus de 30 ans et hispanophones.

- Des établissements scolaires privés prestigieux allant du jardin d’enfant à l’enseignement supérieur accueillent les jeunes filles tokyoïtes de bonnes familles. Les parents recherchent la qualité de leur enseignement et les valeurs qu’ils portent. http://www.denenchofufutaba.ed.jp

-Un grand nombre d’églises catholiques existent dans et autour de Tokyo:
http://tokyo.catholic.jp/english/churches

- Il y a aussi une église orthodoxe
http://nikolaido.jp/enmain.html

- Et même une association des catholiques de la communauté française et francophone de Tokyo
http://www.catholiquestokyo.fr/index.php?id=551

- Les « yakuzas » ne sont pas épargnés.
 Il y a quelques années Tetsuo Nakajima ex-membre de la « famille » Sumiyoshi-kai est devenu prêtre baptiste et a converti une partie de son gang.
Il a fondé avec sa femme l’église Naosu qui s’est donné pour mission d’aider les anciens bandits à regagner le droit chemin. Un film a été tourné sur sa vie. Dans « Jésus is my boss », il raconte sa traversée du Japon avec un crucifix en bois sur le dos. Pour alléger son fardeau il avait quand même fixé une roue sous la croix.       

 - Le Japon a son miracle : Notre Dame d’Akita.
L’épicentre du tremblement de terre qui a frappé le Japon en Mars 2011 était situé près de la chapelle de Yuzawa où une statue de la vierge la Vierge Marie avait, en 1973, averti une religieuse japonaise Soeur Agnes Sasagawa, qu’une catastrophe qui affecterait l’humanité entière allait se produire. Cette statue aurait  plusieurs fois entre 1973 et 1981, pleuré des larmes de sang.

- Un tombeau du Christ est accessible par la route nationale 454.
Le village de Shingo, situé dans la préfecture d’Aomori, à l’est du lac Towada, abrite la légende du « tombeau du Christ » ! Un panneau routier indique : « Tombeau du Christ : première route à gauche. » Ce tombeau se présente sous la forme d’un petit tumulus, surmonté d’une croix. Près de cette ‘sépulture’ s’en trouve une autre, connue sous le nom de tombeau de Isukuri le frère de Jésus.

- Un authentique pèlerinage est possible sur les traces des 26 martyrs de Nagasaki :
C’est un fait historique avéré qu’entre le 9 janvier et le 5 février 1597 de Kyoto à Nagasaki, sur l’instruction d’Hideyoshi Toyotomi  20 chrétiens japonais et 6 prêtres étrangers ont été contraints de marcher 1000 kms de Kyoto à Nagasaki pour finir crucifiés sur une colline de Nagasaki.

Il est plus facile d’honorer ces martyrs en se rendant à proximité de la gare JR de Nagasaki, à l’église catholique d’Oura et au monument des 26 martyrs.

 

Rendez vous au Japon sur les lieux de tournages de vos films préférés

De nombreux français cinéphiles souhaitent retrouver, au cours de leur voyage au Japon, un ou plusieurs lieux de tournages de leurs films fétiches. Un site web francophone leur vient en aide : www.japoncinema.com
Benjamin, l’animateur du site, s’est fixé un objectif : rendre compte de ses visites sur les lieux de tournages de films qui ont marqué le cinéma japonais.

Yanaka  ( Tokyo) – L’un des quartiers du film « l’été de Kikujiro »
http://japoncinema.com/lete-de-kikujiro-une-visite-de-vieille-ville-de-tokyo/

La première partie du film "L’été de Kikujiro" se déroule dans Tokyo. Kitano prend le parti d’éviter le Tokyo ultra moderne et étourdissant pour nous plonger la vieille ville, plus conviviale, pleine d’histoire et de charme.

Comment on y va ?

Ce quartier est assez facile d’accès puisqu’il se situe sur la ligne Yamanote. Pour vous rendre à Yanaka, sortez la station Nippori ou la station suivante Nishi Nippori.
Il est situé à 15-20 minutes à pied du parc Ueno.

Le tour du quartier :

Yanaka est connu pour avoir conservé l’ancienne apparence citadine de Tokyo. Il a survécu aux tremblements de terre de 1923 et aux bombardements de la 2eme guerre mondiale.

Le charme de ce quartier populaire vient de son paysage chargé de nostalgie. Dans le film l’été de Kikujiro, c’est dans ce quartier que vit Nasao et que sa grand-mère possède une boutique. Yanaka regorge de rues et allées étroites en pente. Ici et là, les multiples temples, des artisans (notamment des fabricants de tatami) qui participent au charme singulier de ce quartier.

 

Hachijō jima – L’île du film Battle Royale

http://japoncinema.com/hachijo-lile-du-film-battle-royale/

Le film Battle Royale est incontestablement lié à son lieu de tournage. Quasiment tout le film se déroule sur l’île choisie par le gouvernement pour donner lieu aux terribles affrontements. Il s’agit de l’île Hachijō – jima (八丈島). C’est une petite île volcanique au climat subtropical situé dans l’archipel d’Izu, à 290 km de Tokyo dans la mer des Philippines.

Un peu d’histoire : durant la guerre du Pacifique, cette île était considérée comme un point stratégique dans la défense maritime de Tokyo, et une base d’opérations pour les sous-marins. On trouve encore sur l’île de nombreux endroits abandonnées qui ont pu servir de décor au film.

Comment on y va ?

Hachijô-jima est accessible depuis Tokyo en avion et en bateau.
Le ferry relie Tôkyô à Hachijō depuis le terminal maritime de Takeshiba Sanbashi seulement une fois par jour. Il faut tout de même compter plus de 10 h pour arriver sur l’île.
Je vous conseille donc de préférer l’avion pour ne pas perdre de temps et pouvoir profiter au maximum de Hachijō. L’île est accessible en seulement 45 minutes depuis l’aéroport Haneda.

 

Le Park Hyatt Tokyo – L’Hôtel de « Lost in Translation »

http://japoncinema.com/lost-in-translation-lhotel-du-film/

Lieu central du film Lost in translation, essence même de son ambiance si singulière, le Park Hyatt Hôtel est un hôtel situé à Tokyo dans le quartier de Shinjuku.

Situé au 52ème étage, le New York bar est un lieu clé du film, lieu de rencontre et de détente. Plus qu’un bar lounge musical (ou vous pourrez déguster votre whisky Suntory) cet étage sert également de restaurant pour savourer des plats japonais modernes, équilibrés et même de la cuisine française.

Comment on y va ?

A partir de la gare JR de Shinjuku, prendre la sortie Est et longer la route koshu kaido. Il faudra compter environ 15 minutes de marche pour rejoindre l’hôtel. Vous pouvez également prendre un taxi depuis la gare. Il est toutefois possible que le chauffeur refuse la course en raison de la distance trop courte. Dans ce cas passez votre tour sans discuter et essayer un autre taxi.

 

Ce soir on improvise...pas
Les japonais considèrent généralement qu'un "bon" touriste doit planifier son voyage et réserver ses hébergements à l'avance.

La plupart du temps, le voyageur improvisateur ne s’aperçoit pas du trouble qu’il peut causer chez  un aubergiste qu’il sollicite au dernier moment, puisqu’il ne subit aucun désagrément en retour.

 Le passage ci-dessous, extrait du récit de Philippe Pelletier : «Les îles Gotô, voyage aux confins de la Japonésie» (éditions Le Cavalier Bleu),  illustre cette situation vécue mais qui, cette fois, tourne mal pour l’auteur bien qu’il parle couramment japonais.

[C’était bien au bout de la rue perpendiculaire. Je m’avance, un chien aboie nerveusement, la grande maison, là, sans indication, c’est l’auberge. J’entre et signale ma présence : «  Coucou, excusez-moi, c’est moi, j’arrive ». J’attends et m’exclame à nouveau. Une grand-mère surgit du fond de la maison, une grande gigue décharnée et visiblement dérangée. Je lui demande s’il y a une chambre de libre pour moi. «  Une chambre ? Mais vous n’y pensez pas ! » Me répond-elle sèchement. «  Juste une nuit, sur des tatamis… » «  Vous avez réservé ? » … (comme si elle ne le savait pas)… «  Non, n’est-ce pas ? Alors, c’est impossible, muri, muri. »

«  Réserver, Madame, certes, mais comment ? Je n’ai pas de keitai, pas de téléphone portable. » C’est le seul argument que je trouve pour essayer de l’apitoyer. Elle n’en démord pas : « Ah, non, muri, muri»…

Me voilà donc jeté comme un malpropre. C’est rare au Japon, mais en deux jours ça fait quand même la deuxième fois, dans les Gotô, c’est un peu trop, non ? Hum, préoccupant. Certes je me rappelle qu’au Japon, on n’aime guère l’improvisation, surtout pour les voyages et le tourisme, que tout doit être calibré, minuté, planifié, et qu’il faut donc réserver… Sans parler du fait que ça ne me convient pas, je joue donc la carte du gaijin innocent et un peu paumé pour passer outre. Mais là, rien à faire…]