En août 2014, Nuon Chea et Khieu Samphân sont tous deux condamnés pour crime contre l'humanité ; ils font appel du verdict, et demeurent par ailleurs inculpés de génocide pour le traitement des Chams et de la minorité vietnamienne[196]. Cambodge : un voyage dans la banalité du Mal Le dernier livre d'Olivier Weber, Des Khmers rouges encombrants et convoités, Pailin, far west des anciens Khmers rouges, Nuon Chea, l'ex-numéro deux des Khmer rouges, arrêté, L'ex-ministre des Affaires étrangères de Pol Pot arrêté au Cambodge, L'ancien président khmer rouge Khieu Samphan arrêté, « Un haut dirigeant khmer rouge inculpé de crimes contre l'humanité », Le parquet fait appel de la condamnation de Douch à 30 ans de prison, KHMERS ROUGES – Hun Sen ne veut pas de troisième procès, Ouverture du procès des quatre plus hauts responsables khmers rouges, Procès Khmers rouges: les survivants consternés par la morgue des accusés, Mort de Ieng Sary, ancien ministre khmer rouge, Accusée de génocide, l'ex-"première dame" du régime khmer rouge libérée, Deux ex-dirigeants khmers rouges condamnés pour crimes contre l'humanité, Le Cambodge interdit le révisionnisme sur les Khmers rouges, Constitution du Kampuchéa démocratique (en anglais), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Khmers_rouges&oldid=177862033, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en japonais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Vorn Vet (Penh Tuork), vice-premier ministre chargé de l'économie, exécuté en décembre. Entre 1975 et 1979, le régime des Khmers rouges au Cambodge procède à l'extermination de deux millions de personnes. Le 25 décembre 1978, l'Armée populaire vietnamienne pénètre au Cambodge et démantèle en moins d'une semaine la défense mise au point par Son Sen. Pol Pot, au début du conflit, s'absorbe dans des activités de routine. Membres de l'Association des étudiants khmers de France (AEK), présidée à partir d'octobre 1951 par le futur ministre Hou Yuon, ils se rallient progressivement à l'idéologie communiste. Peu après, Hou Yuon « disparaît » définitivement[76]. Débarrassées d'une forme de tutelle, les troupes khmères rouges organisent des manifestations antivietnamiennes, démantèlent les groupes Khmers rumdo (« Khmers de libération ») qui soutiennent un retour au pouvoir de Norodom Sihanouk et « purgent » leurs effectifs des Khmers issarak rapatriés du Nord-Vietnam. Il existe néanmoins des analogies entre le mode de vie imposé aux Cambodgiens et les règles monastiques auparavant en œuvre dans les pagodes. Si environ 25 % de paysans démunis y trouvent leur compte, le reste de la population est lésé, et environ 60 000 personnes fuient hors des zones khmères rouges. En 1976, Khieu Samphân affirmera de son côté que même les B-52 n'avaient pu avoir raison de leur puissance[55]. Les opposants au régime officiel constituent, à partir de 1963, des maquis autour d’un chef, Saloth Sar, dit « Pol Pot ». Khieu Samphân et Nuon Chea s'y installent, dans des conditions proches de la résidence surveillée[181]. Des soupçons de corruption des juges cambodgiens ont bloqué un temps le versement du financement international au début de l'année 2009. Phạm Văn Đồng, Premier ministre du Nord Viêt Nam, se rend à Pékin et rencontre Sihanouk, lui demandant s'il est prêt à coopérer avec les Khmers rouges. Sarin et Lumphon travaillent au bureau de l'information et de la culture de la région spéciale. Un document saisi peu après à côté de Kratie semble provenir de cette session ; il préfigurait plusieurs mesures du Kampuchéa démocratique qui ne seront pas appliquées avant le retrait vietnamien en 1972. Le document déplorait que les fermiers soient privés de leurs « droits de vote, d'étudier, de lire des livres progressistes et de voyager librement pour gagner leur vie ». Le 29 décembre, Khieu Samphân et Nuon Chea présentent leurs excuses pour les morts des années 1970 et déclarent « Les Khmers rouges, c'est fini ! Entre avril 1965 et février 1966, Saloth Sâr et Keo Meas séjournent à Hanoï, mais n'obtiennent pas le soutien espéré de la part de leurs alliés, qui leur conseillent de ménager Sihanouk. En septembre 1979, Khieu Samphân prend la tête d'un nouvel organisme tenant lieu de gouvernement en exil, le Front de la grande union nationale démocratique patriotique du Kampuchéa (FGUNDPK), tandis que Pol Pot se contente du rôle plus discret de commandant des forces armées et ne fait plus aucune apparition publique à partir de 1980[140]. Il est à noter toutefois que durant cette période, le terme socialisme sera rarement utilisé et que, même si la nature communiste du régime du Kampuchéa démocratique ne faisait de doute pour aucun observateur, jusqu'en 1977 l'existence même du PCK restera cachée en dehors des cercles proches du comité central[218]. Au milieu du XXe siècle, Harold Lasswell a énoncé quelques principes pour un bon usage de la propagande. Le régime du maréchal Lon Nol est défait. Cambodge – Mémoire – Khmers rouges : Faire résonner l’histoire avec la jeune génération, Cambodge Mag, 21/07/2017. Des contacts avec la Corée du Nord de Kim Il-sung, Pol Pot a peut-être retiré des enseignements en matière d'espionnage permanent, de purges politiques[204] et le besoin omniprésent d'autarcie prôné par le Juche[205]. Beaucoup seront consternés par le coût humain. On peut tout d'abord citer la notion de karma et de réincarnation qui pour certains intervenants – non bouddhistes il est vrai – expliqueraient la résignation observée chez la plupart des victimes[225]. Si on peut arguer que le renoncement à posséder tout bien matériel est le lot des collectivisations de tout régime communiste, même ceux peu suspects de la moindre influence bouddhiste[227]. Le gouvernement vietnamien est également inquiet de voir le Cambodge se rapprocher de la république populaire de Chine. Entre 1975 et 1979, le PCK voudra exercer un pouvoir absolu et mettre en place une société. Entre 1975 et 1979, les dirigeants khmers rouges nommèrent leur régime politique : le Kampuchea démocratique. La direction des Khmers rouges se replie le long de la frontière thaïlandaise : le général Kriangsak Chamanan, premier ministre de la Thaïlande, s'inquiétant de la progression du poids politique vietnamien dans la région, laisse les hommes de Pol Pot trouver refuge sur son territoire. Un rapport secret datant de 1978 sur les "ennemis internes" au parti aurait accusé le secrétaire de la province de Kandal, Som Chea, d'avoir commis le crime. Ce même jour, Lon Non et Long Boret, deux des principaux dignitaires de la République khmère encore à Phnom Penh, sont exécutés sur la pelouse du Cercle sportif. Chacun des mouvements indépendantistes des trois pays de l'Indochine française doit alors être doté d'un parti distinct du Parti communiste indochinois (PCI, fondé en 1930) et essentiellement formé de Vietnamiens. Pol Pot considérait apparemment que le marxisme devait être appliqué de manière intuitive, la connaissance des textes marxistes (non traduits en langue khmère) n'étant pas nécessaire pour les militants de base. En avril 1974, le comité central du Parti communiste du Kampuchéa envoyait à ses cadres un programme de résistance à long terme. Les Khmers rouges. Yuon les accuse de dévaliser et piller les paysans, d'avoir exploité et escroqué les combattants khmers rouges et leurs dirigeants quand ceux-ci étaient faibles et désarmés[48]. Kaing Guek Eav, alias Douch, "est mort à l'hôpital", a déclaré Neth Pheaktra, porte-parole du tribunal cambodgien parrainé par l'ONU pour juger les principaux responsables khmers rouges. Il y avait du sang partout. En novembre 1970, Saloth Sâr et Nuon Chea passent une semaine avec les responsables nord-vietnamiens pour la zone cambodgienne : ces derniers acceptent de retirer leurs cadres civils des « zones libérées » dès que possible pour laisser la place à des administrateurs khmers rouges, et d'accroître le rôle militaire de ces derniers au Cambodge[38]. Les États-Unis cherchent avant tout à se retirer du bourbier de la guerre du Viêt Nam, alors que les Khmers rouges, en position de force, refusent toute négociation[70]. L'organisation paramillitaire vietnamienne place à sa tête Son Ngoc Minh, un métis khmero-vietnamien qui l'a servie au début de la guerre d'Indochine. Aucun dirigeant notable n'a laissé de recueil d'écrits, ce qui peut rendre complexe l'identification des racines idéologiques précises du mouvement Khmer rouge. Histoire du mouvement et prise du pouvoir. Le 1er avril, la ville de Neak Leung est prise, ouvrant la voie vers la capitale : Lon Nol prend la fuite le même jour[74]. Le bureau permanent du comité central des Khmers rouges (« Centre du Parti ») pendant qu'ils étaient au pouvoir était composé de[200] : Le leadership des Khmers rouges a peu changé entre les années 1960 et le milieu des années 1990 : D'autres anciens Khmers rouges ont occupé par la suite des postes à haute responsabilité dans les régimes qui ont suivi celui du Kampuchéa démocratique, tels Hun Sen (ancien commandant en second d'un régiment, devenu Premier ministre de la République populaire du Kampuchéa à partir de 1985 et toujours à la tête du pays), Heng Samrin (commandant de division, devenu ensuite le chef du gouvernement mis en place par l'armée vietnamienne en 1979, chef de l'État cambodgien jusqu'en 1991) ou Chea Sim (Secrétaire de district du Parti communiste du Kampuchéa, futur président de l'Assemblée nationale de 1981 à 1998, puis du sénat. Et l'assentiment des Etats-Unis opposés au régime de Hanoï. Après des années d'impunité, Nuon Chea[184], Ieng Sary, son épouse Ieng Thirith[185] et Khieu Samphân[186] sont successivement arrêtés au cours de l'année 2007. Le 2 avril, la demande de démission de Sihanouk est rendue publique. Celle-ci devait trancher avec le régime autoritaire et conservateur imposé par Lon Nol, et être synonyme de paix. Le régime Khmer rouge s'est rendu coupable de nombreux crimes de masse, en particulier de l'assassinat de plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens, selon les estimations minimales. Histoire 717 Vues. Aucun dirigeant notable n'a laissé de recueil d'écrits, ce qui peut rendre complexe l'identification des racines idéologiques précises du mouvement Khmer rouge. Les préceptes de base de cette philosophie - alors prédominante au Cambodge - auraient alors été, une fois dépouillés de leur sens religieux, mêlés au marxisme, auquel Pol Pot souhaitait apporter une « coloration bouddhiste »[214] ; l'historien Ian Harris observe lui aussi des analogies notables, dans le discours et la symbolique, entre l'idéologie révolutionnaire khmère rouge et une certaine forme d'ascétisme bouddhiste[215]. De 1975 à 1979, dans l’ex-école de Tuol Sleng, la machine de la mort khmer rouge a tourné à plein. Pol Pot et Ieng Sary affirmeront plus tard s'être inspirés de ces gens qui n'avaient ni propriété privée, ni marché ni argent et dont le mode de vie semblait correspondre à la phase primitive de l'évolution sociale énoncées dans les préceptes du marxisme. Les partisans de Sihanouk sont victimes de purges, de même que les anciens Khmers issarak jugés trop proches des Vietnamiens. Il y est apprécié des dirigeants locaux de part son éducation avancée. Le 2 septembre 1992, Sihanouk annonce que les élections auront lieu sans le PKD, qu'il conviendra d'« écarter ». Il veut une révolution. Un système d'autarcie régionale est mis en place, et le régime fixe des objectifs irréalistes de rendement de trois tonnes de paddy par hectare. À l'origine, le parti est destiné à constituer le noyau dirigeant de la tendance communiste des Khmers issarak. Les Khmer Krom, ainsi que les minorités thaïe et lao sont également victimes de tueries perpétrées par les forces de sécurité de la zone sud-ouest[109]. Le tribunal parrainé par l’ONU a rendu vendredi un verdict historique contre le régime des Khmers rouges, qui a conduit à la mort près de 2 millions de personnes entre 1975 et 1979. Dès lors, la dictature menée par Pol Pot sera caractérisée par les déplacements massifs de population (Phnom Penh est entièrement vidée de ses habitants en une journée), l'élimination de l'élite intellectuelle, le travail forcé, la famine, la généralisation de la torture et des exécutions sommaires... Entre 1975 et 1979, plus d'un mi… Pour ce faire, le PCK espère recruter, au besoin par la force, des troupes fraîches. De 1975 à 1979, il dirigeait le centre de torture … Un génocide qui a fait presque 2 millions de morts. Les États-Unis et le Royaume-Uni imposent d'autre part un embargo aux lourdes conséquences pour l'économie cambodgienne[151]. De 1962 à 1997, le principal dirigeant des Khmers rouges a été Saloth Sâr, plus connu sous le nom de Pol Pot. Ils l'ont ensuite coupée en morceaux. Le premier procès de l'histoire contre un ancien dirigeant khmer rouge s'est ouvert le 17 février à Phnom Penh. Le 21 juin 1982 est créé à Kuala Lumpur le Gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique (GCKD), reconnu par l'ONU. Seripheap est une agence de voyage locale basée à Phnom Penh au Cambodge et composée d’une équipe franco-khmère. Le régime politique au pouvoir de 1975 à 1979, portait le nom de Kampuchéa démocratique, nom ensuite revendiqué par le gouvernement khmer rouge en exil. Le 28 juin, Khieu Samphân annonce la fin définitive du gouvernement khmer rouge, sa rupture avec Pol Pot et son soutien sans condition au gouvernement[171]. Outre les motifs idéologiques de « purification » de la population urbaine vue comme marquée par la « corruption » et la « débauche », l'évacuation des villes vise également à éviter toute contestation du nouveau régime par la société civile, tout en privant Sihanouk de sa base de soutien[86]. En mars, quand ils prennent Oudong, l'ancienne capitale royale, ils déportent près de 20 000 personnes à la campagne, exécutent les « ennemis de classe » — les représentants du gouvernement et les enseignants qui n'avaient pas rejoint leur cause — et mettent les autres au travail[62]. Alors que les tirs d'artillerie sur la capitale duraient depuis bientôt un an, l'aéroport de Pochentong et la voie d'approvisionnement que constituait le Mékong étaient les principaux objectifs à neutraliser. Les deux Khmers suivent une formation politique de plusieurs semaines neuf heures par jour, avec des séances d'autocritique. En 1993, les Khmers rouges contrôlent plus d'un demi-million de Cambodgiens, soit quatre fois plus qu'en 1991[161]. La Chine, les Occidentaux et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est contribuent à la concrétisation de l'alliance entre les Khmers rouges et les autres branches de la résistance anti-vietnamienne. Les Khmers rouges restent cependant exclus, de leur propre fait, de la « réconciliation nationale ». Les dirigeants sont chassés du pouvoir au début de 1979 par l'entrée des troupes vietnamiennes du Cambodge qui libèrent la population des Khmers rouges. Thion reporte ce que l'on veut bien lui montrer, mais il connaît suffisamment le Cambodge pour poser les bonnes questions et savoir interpréter les réponses et les non-dits. C’est l’histoire de la jeune Loung Ung (le film est d’ailleurs l’adaptation du roman autobiographique de cette militante cambodgienne) qui avait cinq ans à l’arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh en avril 1975. À la fin de la guerre, les "Khmers Việt Minh" se rendent ou s'exilent dans le Nord Vietnam, c'est le cas de Son Ngoc Minh. Le 31 décembre, Sihanouk revient à nouveau au Cambodge, et se rend cette fois compte de la gravité de la situation. Nuon Chea, principal orateur, souligne la nécessité de rendre les gens « purs », et de débusquer et tuer tous les « espions »[87]. Le 1er janvier 1979, le gouvernement du Kampuchéa démocratique commence à planifier son évacuation[124]. S'exprimant à Phnom Penh en 1976, Ieng Sary louait ces minorités ethniques loyales envers la révolution, peu intéressées par le commerce et vouant une haine féroce aux classes dirigeantes[211]. L’histoire des des khmers rouges a provoqué de graves conséquences sur les cambodgiens aujourd’hui: la pauvreté, le retard et même le malentendu d’une grande partie des cambodgiens enver les vietnamiens. Les révoltés manquent cependant encore cruellement de moyens, notamment pour ce qui est des communications, et Lon Nol, rappelé par Sihanouk au poste de ministre de la Défense, puis de Premier ministre, applique contre eux une politique de la terre brûlée. A certains égards, c'est aux années 1930 que remonte l'histoire longue de l'arrivée au pouvoir des « Khmers rouges »1. Certains sont à ce moment-là modérés et veulent une association avec Sihanouk pour le bien du Cambodge. Ieng Sary meurt le 14 mars 2013 à l'âge de 87 ans, avant que le tribunal ait pu décider de son sort ; son épouse Ieng Thirith, dont les facultés mentales se sont détériorées, probablement du fait de la maladie d'Alzheimer, est quant à elle écartée de la procédure dès septembre 2012, Nuon Chea et Khieu Samphân demeurant les seuls accusés[194],[195]. Sihanouk ne reçoit que de rares messages, adressés par Khieu Samphân au nom de la « faction intérieure ». Pol Pot demeure actif au sein du mouvement, mais il est physiquement très affaibli par de graves problèmes de santé. Sous le régime des Khmers rouges, il est nommé chef d'État mais cela est uniquement symbolique puisque Pol Pot exerce le réel pouvoir. Il y avait du sang partout. Gravement malade, il est dans les faits assigné à résidence. Rarement un peuple a connu un tel enfer surtout quand le diable en personne décide de tuer son propre peuple. Pen Sovan, membre des Khmers issarak, a rejoint les Khmers rouges durant la guerre civile cambodgienne, mais est ensuite retourné au Nord Viêt Nam en 1974, avant leur prise de pouvoir ; il a été brièvement, en 1981, premier ministre de la République populaire du Kampuchéa. S'abonner à ENQUETES Bienvenue sur Enquêtes, ce blog désire simplement traiter de l'actualité sous un autre regard, celui de l'enquête. À partir de 1950, et à une fréquence d'une à trois fois par mois, sont organisés les premières discussions, réunissant des membres de l'AEK, autour de la guerre d'Indochine et de ses enjeux. Les chefs militaires khmers rouges comme Ta Mok dans le Sud-Ouest, ou So Phim dans l'Est, dont les zones d'opérations sont isolées les unes des autres, doivent agir indépendamment, attendre des mois leurs ravitaillements en armes et souvent se contenter d'effectuer des raids-éclairs. Le 4 septembre 1981, Sihanouk, Khieu Samphân et Son Sann publient une déclaration commune annonçant la formation d'un gouvernement de coalition pour libérer le Cambodge des « agresseurs vietnamiens »[142]. Ce morceau d'histoire garde le goût funeste des tragédies. Jusqu'en avril 1975, la plus grande partie de la population des zones khmères rouges est organisée en « groupes d'entraide mutuelle » (krom provas dai), soit des unités agricoles de dix à quinze personnes. Les nouveaux venus étaient de ce fait appréciés pour leur enseignement et leurs connaissances, mais les dirigeants les soupçonnaient de travailler pour Hanoï. Ainsi malgré ses déconvenues successives, Nhem En persiste et signe. La Chine fournit des armes aux Khmers rouges, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni apportent leur soutien à l'ensemble des mouvements de guérilla contre les Vietnamiens (dont les Khmers rouges), par l'intermédiaire de la Thaïlande[146]. Cette mue politique n'apporte cependant que peu de bénéfices aux Khmers rouges et cette nouvelle orientation « démocratique » ne convainc pas grand monde au niveau international[143]. En effet, le parti communiste souhaitait reconstruire la société de A à Z, en commençant par réformer la langue. Jolie, A. En 1998, les offensives dans la région des forces armées royales khmères disloquent encore un peu plus les troupes khmères rouges. Lors du procès de Khieu Samphan et Nuon Chea, un témoin Cham évoque un acte de cannibalisme : « Les Khmers rouges ont demandé à une femme de se déshabiller. La première est qu'il a été arrêté puis tué dans la maison du futur Premier ministre et président de la République khmère Lon Nol, avant d'être enterré en périphérie de la capitale. Toutefois, sa manière de procéder, avec son refus de toute contestation ou idée qui ne viendrait pas de ses dirigeants et le fait de n'avoir à rendre de compte à quiconque donnaient tous les signes d'un pouvoir dictatorial. D'autres passages laissaient augurer de la violence future des discours de Pol Pot sous le Kampuchéa démocratique. », CAMBODIA Radhsphea Ney Preah Recheanachakr Kampuchea - Assemblée nationale, Assemblée constituante - élections tenues en 1993, Les impunis. S’il n’y a que des écrits, personne ne les lira. La propagande du parti était caractérisée par une absence d'écrits, d'affiches et de dépliants, contrairement à la propagande nazie initiée par Adolf Hitler. Le volume de bombes déversé à l'époque sur le Cambodge par l'aviation américaine est trois fois supérieur à celui lancé sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Sihanouk est mis en résidence surveillée[94].